
Il y a des siècles, un jeune homme se penchait au bord d’un lac et tombait amoureux de son reflet. Il s’appelait Narcisse. Il n’avait ni smartphone, ni filtres, ni followers. Mais déjà, il savait que parfois l’égo est plus vaste que la nature.
Aujourd’hui, sur les plages, dans les ruelles, aux pieds des cathédrales ou devant l’infini d’un coucher de soleil, d’innombrables visages se tournent vers eux-mêmes. L’humanité ne regarde plus le monde — elle se regarde dans le monde.
Dans ces instants suspendus, où le paysage devient simple fond d’écran, et où l’on capte non pas la beauté du lieu, mais celle que l’on croit porter en soi.
Est-ce vanité ? Est-ce poésie ?
Est-ce tristesse ou affirmation ?
Chacun, en regardant ces images, y verra son reflet.